Jeudi 4 juin 2009,
Excursion dans l'île.
Nous voici partis tous les huit dans notre camion rouge, première étape, une fromagerie artisanale sur la côte sud, nous longeons la côte, c'est toujours aussi joli, escarpé, vert, des maisons de toutes les couleurs.
Nous arrivons à la fromagerie, bâtisse ancienne, petite déception, nous ne pouvons pas visiter en semaine durant le travail, condition sanitaire oblige. Nous sommes accueillis dans une grande salle genre bar avec petites assiettes vite remplies d'échantillons de fromage en petits dés. La salle possède également deux grands écrans diffusant les dvd (à vendre) de fête du taureau.
La fête du taureau, durant la période estivale c'est tous les jours dans un village ou un quartier différent. Cela consiste à lâcher un taureau dans une rue avec une longue corde au cou. Historiquement c'est l'équivalent de nos bals populaires, permettant aux garçons de rencontrer les filles, voici la situation. A la fenêtre une fille, belle et endimanchée comme il se doit, à la fenêtre voisine ses parents, dans la rue un prétendant fièr et courageux, surveillant d'un oeil la belle et de l'autre la bête arrivant au bout de la rue. Sous la surveillance attentive des parents quelques mots polis, échange de regards, la bête arrive, les regards ont suffit... pour échapper à la charge du taureau... sauter par la fenêtre de la douce... échanger quelque mots, quelques gestes avant que les parents n'arrivent, présenter alors ses respects poliment... suivra peut-être un mariage...
Les images de cette réalité historique sont un peu plus crues. La bête est exhibée pas la foule et bouscule tout ce qu'elle peut au péril des jeunes démontrant leur courage, voire des spectateurs faussement protégés par une barrière que le taureau saute allégrement. Cela ne semble jamais être très grave mais certains y laissent quelques côtes... Bref, ce n'est pas pour rassurer Marie-Thérèse, mais nous comptons bien assister à une de ces fêtes. La tradition étant de se faire inviter dans une maison et de regarder la scène depuis un balcon... au 1°.
Dans notre fromagerie, arrive une jeune femme parlant anglais, après quelques explications, nous nous concertons, Gabriel et Marie-Thérèse souhaitent en ramener et Joël a un peu peur de manquer pendant la dernière partie du voyage, nous prendrons donc deux petites tomes de 3Kg chacune !!
La fromagère nous indique l'existence d'une autre fromagerie artisanale de chèvre, aller cela sera notre deuxième étape. Cette fois il faut un peu monter dans la montagne dans les hauts du village de Téra Cha, là encore, pas de visite, c'est tout petit et nous arrivons tout juste à nous faire comprendre pour acheter la production locale, des petits fromages frais 0,50€ pièce, très raisonnable nous n'en avons pris que quatre.
Nous montons encore, il est l'heure du pique-niquer, mais avec l'altitude les degrés manquent et le vent est glacial. Nous redescendons nous trouver un petit coin au milieu de parcelles de pommes de terre, de haricots et maïs. Au soleil et à l'abit du vent, il fait bon.
Nous remontons visiter une grande grotte formée par une coulée de lave. Puis nous montons une nouvelle fois en haut de la montagne... pour rien, dans le nuage, visibilité 20 mètres. Descente par le sud Ouest que nous n'avons pas encore vu, découverte des champs de bananes entourés de grandes haies de 3/4 mètres de haut.
Quelques courses à l'hypermarché, restitution du camion, repas et aux lits !!