Jeudi 18 juin 2009,
Pile à l'heure.
Les choses se précisent, nous savons maintenant que nous arriverons ce week-end. Encore quelques heures de calme avant l'arrivée prévue d'un flux de nord.
La petite brise du matin nous permet de couper le moteur, après des heures de bon service, c'est toujours un soulagement accoustique.
La mer pratiquement plate nous laisse aller à la douce vie du bord. Douche pour tout le monde, l'eau chaude est la bienvenue, le plafond est bien bas et le soleil en déplacement.
Un avion nous survole à basse altitude, sans doute un bimoteur des douanes françaises chargé de la surveillance du littoral, tout le monde sort pensant le saluer au prochain passage, c'est notre premier contact depuis bien longtemps avec la métropole. Et c'est rassurant de savoir ce dispositif en place, les cargos pollueurs et les trafiquants n'ont qu'à bien se tenir. Et notre escapade dans des eaux lointaines sans possibilité de secours simple est terminée. Mais il ne repasse pas, tant pis!!
Nous décalons une dernière fois notre pendule du bord, nous sommes désormais à l'heure métropole. C'est donc déjà l'heure du repas... Evaluation du reste de fromage ? Il reste la moitié de la tome de 3Kg, nous pouvons attaquer un peu plus fort au grand plaisir de Joël, 800gr disparaissent avec les crudités de déjeuner. Certain râlent un peu, mais d'autres apprécient particulièrement ces bonnes tomates des Açores préparées à la turc (citron, huile d'olive, basilic).
Nous sommes partis l'année dernière avec deux pieds de basilic dans un pot trônant au milieu de la table du carré. Un pied n'a pas résisté aux assauts de nos mandibules, l'autre toujours en été et dûment choyé, continue de nous fournir en verdure aromatique. Nous lui avons trouvé un petit frère au marché de Angra de Héroismo dans l'île de Terceira au Açores. Nous avons donc toujours notre bouillée de verdure, quelque fois complétée de bouquets au gré des escales.
Il est bien dur de motiver les troupes sur le CNED... pourtant il en reste encore, nous n'avons eu les cours qu'à mi-octobre, les séquences sont à finir, même si il n'y aura plus de correction, l'année étant officiellement terminée.
Nous profitons de ce moment tranquille, Jean-Michel notre breton du bord, malgré l'absence de matériel ad oc, nous fait l'honneur de confectionner des crêpes. Bon mais sans garantie, c'est une première pour lui, pas de faire des crêpes non non !! Mais de les faire sans bilic !! Cette grande plaque chauffée... remplacée ici par une vulgaire poële à crêpes. Et bien si dans des conditions extrêmes, il est possible de faire des super crêpes bretonnes, c'est avec du sucre et du nutella plein les babines que nous apprécions la performance.
Nous sommes toujours dans le coton, un signal AIS apparaît de nulle part juste derrière nous, à moins de 2 miles, presque à la toucher. Son signal AIS n'a été que de quelques secondes, pas le temps de l'identifier... qu'est-ce que c'est ?? L'estime faite par l'AIS, ne nous place pas sur une route de collision mais on ne voit rien, le fantôme d'un super méga porte conteneur ?? C'est plus un plafond bas, c'est complètement bouché !! Là une voile... c'est un grand voilier moderne faisant route vers le nord. Il glisse à la limite de la brume... existe-t-il vraiment ??
Pile à l'heure, le vent bascule rapidement au NE puis N puis Nord/Est pour vingt noeuds, c'est parti pour le dernier bord jusqu'à La Rochelle. Le voilier disparaît comme il est apparu. L'océan est encore plat, nous partons comme un boulet de canon, 8 noeuds en permanence des pointes à 9/10 sans forcer (un ris, génois 4/5 tours). Dans la brume, c'est pas forcément rassurant, veille attentive au radar et en visuel, le vent chasse rapidement ce manteau, la mer devient agitée, une houle courte par le travers pas agréable.
Boîte de cassoulet et au lit.
Nous approchons du plateau continental, la profondeur passe rapidement de la plaine abyssale (4600m) au plateau (140m), imaginez vous au pied d'une montagne de 4460m !!
Nous pensions en avoir fini avec le trafic des cargos !! Et bien nous nous trompions, nous avons passé la première partie de la nuit approché par le flux d'Espagne, cargos, tankers, transport de passagers pour l'Angleterre. Certains passant pas bien loin, tout ceux pouvant nous percuter se déroutant légèrement par sécurité. Merci la marine marchande !! C'est ensuite le temps des pêcheurs, certains en pêche gyrophare scintillant dans la nuit, d'autres en route pour rejoindre leur base. Cette fois c'est nous qui nous déroutons !! filant dans la nuit...
Pile à l'heure.
Les choses se précisent, nous savons maintenant que nous arriverons ce week-end. Encore quelques heures de calme avant l'arrivée prévue d'un flux de nord.
La petite brise du matin nous permet de couper le moteur, après des heures de bon service, c'est toujours un soulagement accoustique.
La mer pratiquement plate nous laisse aller à la douce vie du bord. Douche pour tout le monde, l'eau chaude est la bienvenue, le plafond est bien bas et le soleil en déplacement.
Un avion nous survole à basse altitude, sans doute un bimoteur des douanes françaises chargé de la surveillance du littoral, tout le monde sort pensant le saluer au prochain passage, c'est notre premier contact depuis bien longtemps avec la métropole. Et c'est rassurant de savoir ce dispositif en place, les cargos pollueurs et les trafiquants n'ont qu'à bien se tenir. Et notre escapade dans des eaux lointaines sans possibilité de secours simple est terminée. Mais il ne repasse pas, tant pis!!
Nous décalons une dernière fois notre pendule du bord, nous sommes désormais à l'heure métropole. C'est donc déjà l'heure du repas... Evaluation du reste de fromage ? Il reste la moitié de la tome de 3Kg, nous pouvons attaquer un peu plus fort au grand plaisir de Joël, 800gr disparaissent avec les crudités de déjeuner. Certain râlent un peu, mais d'autres apprécient particulièrement ces bonnes tomates des Açores préparées à la turc (citron, huile d'olive, basilic).
Nous sommes partis l'année dernière avec deux pieds de basilic dans un pot trônant au milieu de la table du carré. Un pied n'a pas résisté aux assauts de nos mandibules, l'autre toujours en été et dûment choyé, continue de nous fournir en verdure aromatique. Nous lui avons trouvé un petit frère au marché de Angra de Héroismo dans l'île de Terceira au Açores. Nous avons donc toujours notre bouillée de verdure, quelque fois complétée de bouquets au gré des escales.
Il est bien dur de motiver les troupes sur le CNED... pourtant il en reste encore, nous n'avons eu les cours qu'à mi-octobre, les séquences sont à finir, même si il n'y aura plus de correction, l'année étant officiellement terminée.
Nous profitons de ce moment tranquille, Jean-Michel notre breton du bord, malgré l'absence de matériel ad oc, nous fait l'honneur de confectionner des crêpes. Bon mais sans garantie, c'est une première pour lui, pas de faire des crêpes non non !! Mais de les faire sans bilic !! Cette grande plaque chauffée... remplacée ici par une vulgaire poële à crêpes. Et bien si dans des conditions extrêmes, il est possible de faire des super crêpes bretonnes, c'est avec du sucre et du nutella plein les babines que nous apprécions la performance.
Nous sommes toujours dans le coton, un signal AIS apparaît de nulle part juste derrière nous, à moins de 2 miles, presque à la toucher. Son signal AIS n'a été que de quelques secondes, pas le temps de l'identifier... qu'est-ce que c'est ?? L'estime faite par l'AIS, ne nous place pas sur une route de collision mais on ne voit rien, le fantôme d'un super méga porte conteneur ?? C'est plus un plafond bas, c'est complètement bouché !! Là une voile... c'est un grand voilier moderne faisant route vers le nord. Il glisse à la limite de la brume... existe-t-il vraiment ??
Pile à l'heure, le vent bascule rapidement au NE puis N puis Nord/Est pour vingt noeuds, c'est parti pour le dernier bord jusqu'à La Rochelle. Le voilier disparaît comme il est apparu. L'océan est encore plat, nous partons comme un boulet de canon, 8 noeuds en permanence des pointes à 9/10 sans forcer (un ris, génois 4/5 tours). Dans la brume, c'est pas forcément rassurant, veille attentive au radar et en visuel, le vent chasse rapidement ce manteau, la mer devient agitée, une houle courte par le travers pas agréable.
Boîte de cassoulet et au lit.
Nous approchons du plateau continental, la profondeur passe rapidement de la plaine abyssale (4600m) au plateau (140m), imaginez vous au pied d'une montagne de 4460m !!
Nous pensions en avoir fini avec le trafic des cargos !! Et bien nous nous trompions, nous avons passé la première partie de la nuit approché par le flux d'Espagne, cargos, tankers, transport de passagers pour l'Angleterre. Certains passant pas bien loin, tout ceux pouvant nous percuter se déroutant légèrement par sécurité. Merci la marine marchande !! C'est ensuite le temps des pêcheurs, certains en pêche gyrophare scintillant dans la nuit, d'autres en route pour rejoindre leur base. Cette fois c'est nous qui nous déroutons !! filant dans la nuit...