Port Saint Louis du Rhône > Alicante
24 septembre 2007 - Départ de Port Saint Louis du Rhône
C'est le moment tant attendu, où nous avons prévu de passer une semaine de vacances, tous les deux, sans enfant et où nous allons pouvoir rapprocher Abracatabra de chez nous pour pouvoir y passer quelques week end mais surtout préparer le bateau pour notre départ.
Le départ de la maison a été très difficile vendredi soir. En effet, depuis mercredi Jean-Luc souffre du genou, après une visite chez le médecin des anti-inflammatoires, une atèle et deux béquilles, nous avons décidé de maintenir le convoyage. Plus de 70 kg de bagages vers la gare. Evanouissement de Jean-Luc sur le quai à Saint Pierre. Changement de gare à Bordeaux, après avoir déplacée seule ces kilos de bagages...
Nous arrivons à Marseille au petit matin, un peu groggy, après une nuit très
perturbée. Helmut, notre taxi privé, vient nous chercher pour nous emmener à
Port Saint Louis. La mise à l'eau est prévue dans l'après midi après les
différents explications du motoriste, les ajustements sur l'emplacement des
batteries et autres aspects techniques. L'exercice de mise à l'eau du bateau génère
toujours un gros stress et des tests du moteur sont effectués dans l'eau. Les
résultats de l'hélice ne semblent pas satisfaire le capitaine...Anne et Kévin
arrivent avec chacun leur camion maison et vont pouvoir nous prêter mains
fortes. Quel soulagement ! Kévin et Jean-Luc finalisent les montages et
l'électricité suite au montage du moteur, pendant que nous allons avec Anne
faire quelques courses... 3 à 4 semaines d'avitaillement pour 2 à 5 personnes. La
joie des caddies dans les supermarchés armées de la liste de courses.
Quelle galère ! Une nuit de sommeil réparatrice, quelques heures de
rangement, une grande séance de ménage et une dernière journée pour tout mettre
au point avant de quitter définitivement le port à sec de Port Saint Louis.
Merci Anne et Kévin, les voyageurs pour votre aide.
Port Saint Louis do Rhône (24/9/2007 15h15) > Ciudadela (25/9 22h00) - 220nm Moyenne 7.2 knt Max 16,2 Parcourt Google Earth
Nous abordons tous les 2 notre traversée jusqu'aux Baléares avec le sourire sur les visages. Jusqu'à ce que pendant mon quart, je sens peu à peu monter le vent en même temps que le ...mal de mer. Alors la traversée devient moins drôle et moins agréable. Je cesse mon quart pour aller me coucher, bien mal en point. Arrivée à Ciutadella à la nuit, salués par des dauphins, magnifique ville de Minorque, même si trouver une place de port a été épique.
Visite de la ville, toujours avec une béquille...Quelques emplettes de produits espagnols en pensant très fort à nos enfants. Nous n'arrivons pas à joindre le répondeur mis à disposition des parents pour les enfants en classe d'équitation. Quelle frustration !
Nous descendons vers le Sud de Minorque pour y trouver une place, plus au calme que la ville.
Ciudadela (26/09/2007 14:27) > Cala Son Saura (26/9 16h40) - 9nm Moyenne 3,7 Knt
Nous avons trouvé notre refuge pour la nuit dans une crique où ne se trouve qu'à plusieurs centaines de mètres un autre voilier. Palmes, masques, tubas et maillots de bains, ce sera la seule baignade de nos vacances mais quel bonheur !
Alors l'équipage lève l'encre de bonne heure pour se rendre sur Majorque. Re mal de mer...Nous arrivons en fin d'après midi dans l'avant port de Porto Pedro où nous sommes accueillis par le capitaine du port qui nous indique que le corps mort est gratuit. Le cadre est sympa, de jolies villas encadrent l'endroit.
Cala Son Saura (27/09/2007 10:00 > Porto Petro (27/9 17h23) - 48nm Moyenne 7,2
Départ le lendemain, nous nous n'arrêterons pas à
Ibiza, passerons au large de Frontera, nom souvent entendu à la météo Marine de
Marie Pierre Planchon... réserve naturelle.
Ibiza montrera son habit de lumière au milieu de la nuit et imaginons que d'aucuns sont sans doute en train de passer des nuits folles. Mais cette nuit le vent nous laisse tomber peu à peu et rejoindre la côte de la péninsule ibérique devient pénible, au moteur, en croisant quelques cargos, glissant sur leurs rails.
La route vers Alicante fut longue, et arrivons après avoir longé la côte qui nous rappelle Paris la Défense, par ces hautes tours. Minuit, nous accostons sur un ponton, bien las de notre navigation au moteur pour se faire jeter à 1 heure du matin, par deux espagnols, estimant peut être que notre bateau dépareillait avec les luxueux yachts de la partie privée de la marina.
Il ne nous reste plus que le ponton carburant. Quelques minutes de sommeil et une bande de jeunes légèrement éméchés vient tranquillement s'installer dans le cockpit de notre bateau. Altercations avec le capitaine, puis explications avec les jeunes, le capitaine et un représentant de l'ordre qui les a intercepté.
Le lendemain, nous découvrons la vieille ville d'Alicante, avec ses petites ruelles, ses façades colorées, toujours avec une béquille puis nous accueillons Anne en dans l'après midi qui vient assurer ma relève. Nous repartons aussitôt avec Anne et son appareil photo, et son regard aiguisé donne une nouvelle couleur à Alicante, une autre façon de regarder la ville et ses détails. Moment privilégié...Un bar à tapas nous accueillera pour la soirée, et nous voilà réconcilié avec Alicante après nous être fait délester de 300€ pour dormir 3 nuits, notre record absolu !!! Sans ce rendez-vous proche de l'aéroport pour changer d'équipage nous ne serions jamais rester là.
Porto Petro (28.09/2008 10h12) > Alicante (1/10 0h23) - 200nm Moyenne 2,3
Lundi matin, Jean-Luc m'accompagne en taxi à l'aéroport et je retrouverai Abracatabra et mon capitaine préféré à La Rochelle dans quelques semaines...